Le gouvernement renforce son plan pour redonner confiance dans le diagnostic de performance énergétique (DPE), un document essentiel pour évaluer la consommation d’énergie d’un logement.
À partir du 1er octobre 2025, un diagnostiqueur ne pourra pas réaliser plus de 1 000 DPE par an, sur une période de 12 mois glissants. Cette limite ne s’appliquera pas aux DPE réalisés dans des bâtiments collectifs. L’objectif est de repérer les abus ou les pratiques douteuses.
D’autres types d’anomalies, repérées notamment grâce à l’intelligence artificielle, pourraient aussi entraîner des suspensions d’activité pour les diagnostiqueurs concernés. Le gouvernement travaille encore sur ces critères.
Dès aujourd’hui, chaque DPE de logement inclut un QR code sur sa première page. En le scannant, on peut facilement vérifier si le document est bien authentique, via le site officiel de l’ADEME (Agence de la transition écologique).
Les nouveaux modèles de rapports sont disponibles depuis le 31 août 2025.
D’ici l’automne, plusieurs nouveautés sont attendues :
Un QR code pour vérifier la certification du diagnostiqueur, avec une mise à jour de l’annuaire officiel ;
Un rapport sur la création d’une formation post-bac pour devenir diagnostiqueur, rédigé par Henry Buzy-Cazaux ;
Une réflexion sur la création d’un ordre des diagnostiqueurs, dans un rapport confié à Daniel Labaronne ;
L’affichage différé de la note DPE dans les logiciels, une mesure contestée, prévue pour le mois prochain.
Enfin, un système de géolocalisation des diagnostics, ou un outil équivalent, devrait être mis en place au 1er trimestre 2026. Cela permettra d'encore mieux vérifier la qualité et la cohérence des DPE.